parallels

— éditrice

Avatar de Riccardo Bagnato Bulgarelli

  • Cette maison

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    La maison se trouvait là, au milieu de la campagne. Elle ne se distinguait pas des autres, du moins de loin. Deux grands peupliers lui faisaient de l’ombre ; le porche, la grange et le pigeonnier formaient une enceinte autour de la cour. Pour y accéder, il fallait emprunter un petit chemin plein de nids-de-poule. On l’a asphalté des années plus tard, mais il a continué à…

    Tootsie
  • Vingt-cinq ans depuis le G8 de Gênes

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    Préface du livre “ Gênes 2001-2026. Aucune nuit ne finit seule ” (Parallels, 2026), publié à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire du G8 de Gênes. Gênes, juillet. La chaleur qui monte des ruelles comme un souffle. L'odeur de la mer que l'on ne voit pas mais que l'on sent toujours, à chaque coin. Et cette lumière particulière…

  • Hey Siri, est-ce ainsi qu'on meurt ?

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    I. Si je devais raconter cette histoire comme elle doit être racontée, il me faudrait commencer par le plafond. Pas par le sol où martelaient les pieds, pas par les bouteilles qui passaient de main en main, pas par les visages qui se cherchaient. Par ce plafond gris. Personne ne levait jamais les yeux vers ce plafond. Il n'était pas fait…

  • Testament américain

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    Sortir de la Defcon numéro dix nous avait laissés ivres comme des néons défectueux sous le soleil de Las Vegas. Notre motel était l'un de ces endroits qui semblaient avoir été construits spécialement pour les fuites sans gloire : enseigne vacillante, moquette qui sentait la poussière et la pluie...

    lumières de la ville
  • Personne ne parlait

    Nous étions quatre, et aucun d'entre nous n'avait une idée précise de ce qu'il faisait cette nuit-là. À vrai dire, aucun d'entre nous n'avait une idée précise de ce qu'il faisait pendant la journée, mais pendant la journée, il y a plus d'excuses, il y a l'école, le travail, les parents, la lumière, les gens...

  • Le sourire

    Otello n'était pas du genre à remarquer immédiatement les catastrophes. Il les percevait toujours avec un certain retard, comme un spectateur qui entre dans une salle de cinéma alors que le film a déjà commencé. Ce matin-là, il lui semblait simplement s'être réveillé un peu plus lourd que d'habitude...

    Mario Giacomelli
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